En lisant un journal, je tombe par hasard sur un article qui vante les mérites d’un énième régime miracle. Une bécasse en premier plan qui affiche un sourire béat avec deux photos sur le côté qui démontre qu’elle a perdu les kilos de trop et le gros de l’article focalisé sur le dit régime et la notoriété du docteur Miracle.
Belle mise en page pour leurrer les gogos mais une fois que le marketing tombe, il ne reste aux clients plus que les yeux pour pleurer parce qu’une fois que la pilule est passée, l’envers du décor n’est pas beau à voir jusqu’à qu’un autre docteur miracle fasse son apparition pour redonner de l’espoir à ceux qui veulent maigrir sans aucune modification outre mesure. Un cycle qui fait de ces régimes yoyos une pauvreté psychologique avec le temps mais qui enrichit les industriels de la minceur attitude.
On en revient toujours au même problème, un bien être durable passera forcément par un investissement personnel et une prise de conscience. Les pilules, repas minceur, etc. ne sont que de la poudre aux yeux qui auront un impact tôt ou tard sur la biochimie et si des doutes persistent sur la capacité à perdre du poids, il ne faut surtout pas essayer car le résultat pourrait être catastrophique. Ceux qui sont friands de ce genre de pratique, connaissent les régimes yoyos où, quand tout va bien, les kilos fondent et quand tout va mal, les kilos reviennent au galop avec un supplément car les privations seront comblées par des tentations bien plus fortes. C’est comme la cigarette, si on n’a pas la volonté d’arrêter, il ne faut surtout pas essayer car ça ne serait que désillusion et frustration.
Si la plupart des femmes veulent réellement maigrir, il faut dans un premier temps qu’elles rééquilibrent leur alimentation. Une carence en acides gras aura des conséquences dramatiques sur le long terme. Il faut prendre conscience que le régime miracle n’existe pas et que seule, la détermination avec une hygiène de vie adaptée pourra alléger les kilos superflus. Regarder des magazines avec de superbes mannequins et vouloir ressembler à celles-ci n’est qu’une tentation de cette société hypocrite qui recherche la perfection dans la futilité. D’ailleurs, la plupart de ces mannequins sont anorexiques ou boulimiques, voir les deux, et il ne faut surtout pas les envier car derrière les paillettes, il n’y a que souffrance psychologique. Vouloir perdre du poids pour se sentir bien est une chose mais vouloir ressembler à une gravure de mode vous emmènera obligatoirement dans la souffrance physique et morale. On ne peut pas être bien dans sa peau lorsqu’on inflige à son corps une restriction alimentaire qui le diminuera chaque jour. La fatigue, la nervosité, sont les signes avant coureurs d’un dérèglement hormonal même si l’aiguille de la balance chute mais que se passe t’il après ? Une fois qu’on a perdu quelques kilos et que l’aiguille stagne, que se passe-t-il psychologiquement ? Une rechute psychologique et un regain de calories qui s’amplifieront à chaque fois que le corps sera privé de son essentiel.
L’anorexie est souvent due à un mal être, un rejet de soi et il faudra un suivi médical et psychologique pour se sortir de ce cercle infernal. L’anorexie, comme la boulimie, font partie des troubles alimentaires qui cachent des problèmes psychologiques bien plus importants. Une ingestion excessive qui finit par une provocation de vomissements crée une rupture œsophagienne ou gastrique. L’utilisation également des laxatifs ou diurétiques peuvent aller jusqu’à des arythmies cardiaques. Le patient peut prendre conscience de son état lorsqu’il vomit du sang mais il est possible dans ce cas là, que le patient se tourne vers d’autres addictions (alcool, drogues) pour d’autres modes d’expression de la souffrance. D’une manière ou d’une autre, le patient n’a pas d’autre choix de se prendre en main s’il veut s’en sortir et toutes sortes de substituts ne feront que retarder les échéances.
Au delà de l’anorexie et la boulimie, il y a des personnes sensibles qui demandent juste de ne pas être regarder comme des bêtes de cirque. Pour ceux qui ont le regard et la critique facile sous prétexte de standard et de notoriété, n’est qu’un manque de tact imputable à une vision étriquée de leur propre existence couplé par une pauvreté d’esprit qui va tellement bien avec ce monde.
Les pilules qui brûlent les graisses sans aucun effort ne font pas la différence entre des graisses à brûler et des acides gras comme les oméga-3 et oméga-6 qui sont essentiels et source d’énergie pour l’organisme. Le corps humain ne les synthétise pas et sa seule source se trouve dans l’alimentation alors ceux et celles qui décident de créer volontairement des carences pour quelques kilos de trop mettent en danger leur vie pour pas grand-chose car la finalité de toute cette mascarade se retrouve dans la peur du regard de l’autre. La plupart voudrait ressembler à des gravures de mode mais il faut reconnaitre que la nature n’a pas gâté tout le monde ; il y a forcément une raison à cela ! La souffrance psychologique fait partie de nos épreuves dans ce bas monde et en voulant les occulter, nous ne faisons que déplacer les problèmes qui ressurgiront tôt ou tard sous d’autres formes. La beauté n’a aucun contenu et ne sert à rien si ce n’est le plaisir des yeux à condition qu’elle soit naturelle mais elle a une fâcheuse tendance à modifier les comportements et à s’altérer avec le temps malgré tous les efforts qu’on pourrait lui donner. Sa reconnaissance est aussi futile qu’éphémère et si elle est mise en avant lors de son apogée, elle est vite mise de côté lorsque le temps et les tracas l’ont rattrapé. Les artifices de tous poils, pour garder une éternelle jeunesse, ne seront que des palliatifs pour social climbber en mal de reconnaissance.
Il y a certainement plus d’amour chez une femme qui assume ses rondeurs plutôt qu’une femme anorexique qui cherche à les cacher. La finalité n’est pas de vouloir plaire mais de se sentir bien dans sa tête et dans son corps et à partir de là, aucun régime, aucune privation ne pourra altérer le bien être et la joie de vivre. Le paradoxe, c’est qu’on vous vendra toutes sortes de produits amaigrissants en vous stipulant qu’il faut accompagner ses amorces de repas équilibrés mais si vous prenez réellement des repas équilibrés, vous n’auriez aucun besoin de ces régimes miracles.
Malheureusement, le marché de l’apparence attitude est en plein développement et il a de beaux jours devant lui car les gens sont prêts à se faire charcuter pour un morceau de reconnaissance sociale. Quand on en arrive là, on doit être vraiment pauvre d’esprit pour compter sur sa physionomie. L’esprit de compétition orchestré par des poupées de cire dans un théâtre de séductions qui finiront dans l’effondrement et les regrets avant les autres, une subsistance psychologique basée sur les louanges et les coups d’épée dans l’eau à défaut de véritables rapports basé sur la confiance et l’honnêteté.
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Tags : anorexie, boulimie, calories, dépendance, Psychologie, régime, santé
octobre 22, 2009 à 12:58 |
[...] Une fois qu’on a perdu quelques kilos et que l’ aiguille stagne, que se passe-t-il psychologiquement ? Une rechute psychologique et un regain de calories qui s’amplifieront à chaque fois que le corps sera privé de son essentiel. …Continue Reading [...]
janvier 29, 2010 à 9:00 |
Le problème du “corps parfait” est surtout dans l’image que les autres nous renvoient.
Or, les hommes regardent évidemment plus volontiers une femme filiforme qu’une femme ronde.
C’est la société du paraitre qui domine. Et les femmes en paient cher les conséquences.
J’ai même l’impression que les hommes sont partis pour prendre le même chemin !
septembre 24, 2010 à 12:51
Si les femmes ne suivent pas, il n ‘y aura que des femmes normales et le problémes est résolu.
Je dirais que les torts sont partagés, même s’il y manipulatuer et manipulée, et que la femme doit cesser de se voir belle dans les yeux d’autrui.
La femme a cessé de reléchir, de se considérer elle même comme un être humain, un individu pensant, dotés de conscience.
Qu’est ce qu0lle ne ferait pas pour plaire à un homme, c’est devenu son souci prédominant , le but de toute sa vie , sa raison d’être. Elle prend tout ce qui vient de la mode, sans discernement aucun.
A qui profite le crime. La question ne se pose même pas.
La femme quant à elle, creuse, librement et activement sa tombe. Faut pas qu’après elle vienne pleurer.
janvier 30, 2010 à 5:15 |
Effectivement, l’image de l’autre est prépondérante dans la vie de tous les jours et si on n’est pas prêt à s’accepter comme on est, la vie devient un calvaire avec une souffrance psychologique omniprésente.
Si l’homme se base sur des critères filiformes pour bâtir une relation qui ne sera qu’en fin de compte ” qu’effet mère “, il n’est pas étonnant de voir autant de cocus :-)
septembre 24, 2010 à 12:52
Relation “effet mère”….j’adore…trop vrai!!!
janvier 30, 2010 à 5:40 |
Excellent !
Je suis persuadée que nous influençons le regard que les autres nous portent simplement par l’allure que l’on a.
Le calvaire, en effet, est visible autant que les “formes”.
février 16, 2010 à 10:31 |
Je pense également que le regard des autres a des conséquences sur le comportement sinon la société de consommation n’existerait pas :-)
Celui qui est ou qui a mieux que l’autre suscite les convoitises qui vont crescendo et c’est pour cette raison que nous avons aujourd’hui en haut du pavé des protocoles, des cérémonies pompeuses, des gens qui se donnent de l’importance sous prétexte de fonction ou de rang social mais sur le trône de Sir Walter Closed, nous sommes tous égaux et beaucoup l’ont oublié !
février 16, 2010 à 6:39 |
Je ne voyais pas tout à fait les choses de cette façon mais c’est vrai aussi. :)
Je pense aussi que ce qui se passe dans notre tête se “voit” et se ressent. Nous devons dégager des sortes d’ondes positives ou négatives.
Dès l’instant où nous allons bien, les choses se mettent, comme par magie, en place autour de nous pour nous apporter le meilleur !
septembre 24, 2010 à 12:57 |
Il faut cesser de voir sa valeur dans le regard des autres . Un point c’est tout.
Gagner en assurance, avoir un bonne image de soi, est la solution. Trouver d’autres sources de plaisir , de joie, de valorisation que l’apparence, l’aspect extérieur, les acquis.
Un travail de fond. On n’est pas que des être de chair et il n’y pas que le matériel qui compte.
La femme doit cesser de se considérer comme un objet d’ornement.